My Own Memory Hole

Monter son Google Drive sous Debian Testing

Pour accéder à ses documents stockés sur Google Drive depuis votre explorateur de fichiers préféré sous Debian, le mieux semble être d'utiliser google-drive-ocamlfuse d'Alessandro Strada.

Installation

On se réfère au wiki mais on adapte quelque peu...

On crée le fichier :

sudo nano /etc/apt/sources.list.d/alessandro-strada-ubuntu-ppa.list

au sein duquel on ajoute ces lignes :

deb http://ppa.launchpad.net/alessandro-strada/ppa/ubuntu focal main 
deb-src http://ppa.launchpad.net/alessandro-strada/ppa/ubuntu focal main 

Puis on lance la commande :

sudo apt update && sudo apt install -y google-drive-ocamlfuse

Lancement

Le premier lancement se fait sans argument afin de générer les autorisations d'accès :

google-drive-ocamlfuse

Ensuite, on crée le répertoire où sera monté notre Google Drive et on passe ce dernier en argument à la commande précédente :

mkdir ~/GoogleDrive
google-drive-ocamlfuse ~/GoogleDrive

Montage à l'ouverture d'une session graphique

Sous Mate, il faut ouvrir le Centre de contrôle depuis le menu Système (ou via la commande mate-control-center) puis accéder à « Applications au démarrage » et créer une nouvelle entrée avec la commande suivante :

sh -c "google-drive-ocamlfuse ~/GoogleDrive"

My Own Tmux Cheat Sheet

Il s'agit ici pour moi de réunir en un lien unique, clairement identifiable — pour moi du moins — un certain nombre de ressources consacrées à Tmux, collant le plus possible à mes petits besoins et à mon usage limité de ce « multiplexeur de terminaux ».

Installation et préparation de base

Tmux est disponible dans les dépôts et il suffit pour l'installer d'un :

sudo apt install tmux

Ensuite, on récupère et on place dans notre /home les fichiers de configuration proposé par Gregory Pakosz sur GitHub :

cd /home/$USER
git clone https://github.com/gpakosz/.tmux.git
ln -s -f .tmux/.tmux.conf
cp .tmux/.tmux.conf.local .

Configuration personnelle

...

Raccourcis claviers

Avec cette configuration proposée par Gregory Pakosz, le préfixe à utiliser est soit Ctrl+b, celui par défaut de tmux, soit Ctrl+a.

<prefix> " ou <prefix> - : partager le panneau horizontalement
<prefix> % ou <prefix> _ : partager le panneau verticalement
<prefix> c : créer un nouveau panneau
<prefix> x : détruire le panneau actif

<prefix> space : alterne entre les différentes dispositions de panneaux possibles
<prefix> alt+1 : organise les panneaux verticalement
<prefix> alt+2 : organise les panneaux horizontalement

<prefix> ! : transforme un panneau en fenêtre
Pour envoyer un panneau vers une autre fenêtre, il faut commencer par saisir le raccourci <prefix> : et de saisir :

join-pane -t :<int>

<prefix> m : (dés)activer le mode souris

Copier-Coller

Pour profiter pleinement du copier-coller, il convient d'installer le paquet xclip et de bien avoir dans le fichier ~/.tmux.conf.local la ligne suivante :

tmux_conf_copy_to_os_clipboard=true

À la souris, il suffit de surligner le texte à copier et d'utiliser Alt+w.

Sinon, au clavier, il faut commencer par utiliser <prefix> [ pour entrer en mode copie, se rendre au début du texte à copier, appuyer sur Espace, se rendre à la fin et simplement appuyer sur Entrée.

ncspot, un client ncurse pour Spotify

Si mes recherches pour utiliser Spotify depuis mon Raspverry Pi sous Raspbian Buster m'ont tout d'abord conduit à la prise en charge des DRM pour utiliser le client web open.spotify.com puis au client Spotify Connect raspotify, j'ai enfin découvert un client Spotify ne nécessitant pas de serveur X : ncspot est ainsi un client ncurse pour Spotify écrit en Rust et hautement inspiré des clients ncmpc ou ncmpcpp pour MPD.

Installation

On commence par installer les dépendances :

sudo apt install libncursesw5-dev libdbus-1-dev libpulse-dev libssl-dev libxcb1-dev libxcb-render0-dev libxcb-shape0-dev libxcb-xfixes0-dev

On installe ensuite une « instance » de Rust, grâce au script rustup :

curl --proto '=https' --tlsv1.2 -sSf https://sh.rustup.rs | sh

avant de lancer l'installation à proprement parler de ncspot :

cargo install ncspot

Usage et configuration

Il suffit alors de lancer la commande ncspot et l'on peut alors naviguer entre trois écrans grâce aux touches F1, F2 et F3 : queue, recherche, bibliothèque.

Pour en savoir plus, il suffit d'accéder à l'écran d'aide avec la touche ?.

La configuration se fait dans le fichier ~/.config/ncspot/config.toml avec a possibilité de définir soi-même des raccourcis clavier au sein d'une section [keybindings] et un thème au sein d'une section [theme] (un générateur vous en facilite la création) :

backend = "pulseaudio"

[saved_state]
volume = 70
repeat = "no"
shuffle = true

[keybindings]

"Shift+p" = "pause"

[theme]
background = "black"
primary = "green"
secondary = "cyan"
title = "magenta"
playing = "black"
playing_selected = "blue"
playing_bg = "magenta"
highlight = "black"
highlight_bg = "green"
error = "white"
error_bg = "red"
statusbar = "magenta"
statusbar_progress = "magenta"
statusbar_bg = "black"
cmdline = "cyan"
cmdline_bg = "light black"

Scrobbling

Si l'on souhaite scrobbler ce que l'on écoute avec ncspot, il convient d'installer rescrobbled, écrit lui aussi en Rust :

wget https://github.com/InputUsername/rescrobbled/archive/v0.2.0.tar.gz
tar xvzf v0.2.0.tar.gz
cd rescrobbled-0.2.0/
cargo install --path .

La configuration se fait à travers le fichier ~/.config/rescrobbled/config.toml mais nécessite d'avoir généré au préalable un couple clé-secret via cette page de Last.fm :

mkdir ~/.config/rescrobbled/
nano ~/.config/rescrobbled/config.toml
lastfm-key = "Last.fm API key"
lastfm-secret = "Last.fm API secret"
#listenbrainz-token = "ListenBrainz API token"
enable-notifications = false
min-play-time = 0 # in seconds
player-whitelist = [ "ncspot" ] # if empty or ommitted, will allow all players

Il faut ensuite lancer la commande rescrobbled alors que le lecteur ncspot fonctionne ; il vous sera alors demander votre identifiant et votre mot de passe.
Pour lancer le service en tant que démon, il faut placer le fichier ~/rescrobbled-0.2.0/rescrobbled.service dans votre répertoire ~/.config/systemd/user/ :

mkdir -p ~/.config/systemd/user
cp ~/rescrobbled-0.2.0/rescrobbled.service ~/.config/systemd/user/

Lancez ensuite la commande suivante pour lancer rescrobbled au démarrage :

systemctl --user enable rescrobbled.service

et pour le lancer sans avoir à redémarrer :

systemctl --user start rescrobbled.service

Raspbian, Spotify et PulseAudio

Il est possible d'utiliser son Raspberry Pi sous Raspbian comme client Spotify Connect, c'est-à-dire d'en faire une sorte de module de sortie audio, et ce grâce à Raspotify.

Installation

Pour l'installer, rien de plus simple :

# Install curl and https apt transport
sudo apt-get -y install curl apt-transport-https

# Add repo and its GPG key
curl -sSL https://dtcooper.github.io/raspotify/key.asc | sudo apt-key add -v -
echo 'deb https://dtcooper.github.io/raspotify raspotify main' | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/raspotify.list

# Install package
sudo apt-get update
sudo apt-get -y install raspotify

Ensuite, depuis votre application Spotify, il suffit de sélectionner la sortie « Raspotify » dans les options proposées dans le menu accessible depuis l'icone dans le bas inférieur gauche de l'écran de lecture :

spotify select outspotify select out raspotify

Configuration

Raspotify est fonctionnel out of the box mais, s'il en est besoin, il est possible de jouer sur certains paramètres dans le fichier /etc/default/raspotify.

En cas de modification, il convient alors de relancer le service raspotify :

sudo service raspotify restart

Raspotify & PulseAudio

Pour que Raspotify utilise PulseAudio, il suffit de suivre la démarche proposée par Marc Fauvain  :

cd /var/cache/raspotify
sudo mkdir .pulse
sudo sh -c 'echo "default-server = 127.0.0.1" > .pulse/client.conf'
sudo chown -R raspotify:raspotify .pulse

Il faut également éditer le fichier /etc/asound.rc :

sudo nano /etc/asound.rc
pcm.!default {
    type pulse
}

ctl.!default {
    type pulse
}

Renommage de films en masse

L'idée n'est pas ici de présenter Filebot, outil entre autres de renommage en masse pour tout ce qui est films et séries, notamment, mais bien de garder une trace des « patterns » qui me sont utiles.

Ainsi, pour renommer mes films, j'utilise l'expression suivante :

{director} - {y} - {if (localize.fr.n.lower() == primaryTitle.lower()) "$primaryTitle" else "$primaryTitle ($localize.fr.n)"} [{hd}]

qui donne ce type de nommage :

Jean Renoir - 1937 - La Grande Illusion [HD].mkv
Jean Renoir - 1938 - La Bête humaine [SD].avi
Jim Jarmusch - 1999 - Ghost Dog The Way of the Samurai (Ghost Dog, la voie du samouraï) [HD].mkv
Jim Jarmusch - 2003 - Coffee and Cigarettes [HD].mp4

Si l'on ne souhaite obtenir une liste que des titres de films, on peut alors utiliser l'une de ces commandes :

ls | sed 's/[ ]-[ ]/\t/g' | cut -f3
ls | tr "-" "\t" | cut -f3

MPD, PulseAudio et Bluetooth sous Raspbian Buster

Alors que je venais juste de mettre en place la cohabitation entre MPD et mon ampli connecté en Bluetooth sur mon Raspberry Pi 2 (voir ici), je basculais sur un modèle 4, modifiant quelque peu mes usages et utiisant cette fois-ci l'interface graphique (afin de profiter notamment de Spotify, une fois la gestion des DRM ajoutée). Et du coup, afin d'avoir une maîtrise plus fine de mes sorties audio, j'ai opté pour l'utilisation de PulseAudio.

On commence par purger bluealsa s'il est installé :

sudo apt purge bluealsa

puis on installe tout ce qui concerne le Bluetooth et PulseAudio :

 sudo apt install pi-bluetooth pulseaudio pulseaudio-module-bluetooth paprefs pavumeter pavucontrol pasystray

On vérifie la configuration de PulseAudio (/etc/pulse/default.pa) notamment pour ce qui est du Bluetooth :

### Automatically load driver modules for Bluetooth hardware
.ifexists module-bluetooth-policy.so
load-module module-bluetooth-policy
.endif

.ifexists module-bluetooth-discover.so
load-module module-bluetooth-discover
.endif

et on ajoute ces éléments :

# automatically switch to newly-connected devices
load-module module-switch-on-connect

load-module module-native-protocol-tcp auth-ip-acl=127.0.0.1 # IP of localhost

On tue PulseAudio :

pulseaudio -k

S'il ne redémarre pas tout seul, il suffit de lancer la commande :

pulseaudio -D

On veille à bien connecter notre enceinte Bluetooth via l'utilitaire en ligne de commande bluetoothctl : on commence par rechercher les périphériques disponibles (scan on), puis on lui accorde notre confiance (pas d'authentification nécessaire, trust) avant de faire l'appairage avec le bon device (pair) et de nous y connecter (connect) ; on peut alors cesser la recherche (scan off) :

bluetoothctl 
Agent registered
[bluetooth]# scan on
Discovery started
[CHG] Controller 00:1A:7D:DA:71:15 Discovering: yes
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC RSSI: -71
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC TxPower: 4
[...]
[bluetooth]# pair FC:58:FA:14:27:BC 
Attempting to pair with FC:58:FA:14:27:BC
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC Connected: yes
[...]
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC ServicesResolved: yes
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC Paired: yes
Pairing successful
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC ServicesResolved: no
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC Connected: no
[bluetooth]# trust FC:58:FA:14:27:BC 
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC Trusted: yes
Changing FC:58:FA:14:27:BC trust succeeded
[bluetooth]# connect FC:58:FA:14:27:BC 
Attempting to connect to FC:58:FA:14:27:BC
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC Connected: yes
Connection successful
[CHG] Device FC:58:FA:14:27:BC ServicesResolved: yes
[Tangent Ampster BT]# scan off
Discovery stopped
[...]
[Tangent Ampster BT]# exit

On configure une sortie PulseAudio dans la configuration de mpd, /etc/mpd.conf :

sudo nano /etc/mpd.conf
audio_output {
        type            "pulse"
        name            "My Pulse Output"
        server          "localhost"
        mixer_type      "software"
}

On relance MPD et l'affaire est jouée :

sudo service mpd restart